SERVITEURS OU EMPLOYÉS

SERVITEURS OU EMPLOYÉS ?

Versets de base de l’article

Ephésiens 4 : 11 Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ
Matthieu 10:10 ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l’ouvrier mérite sa nourriture.                                                                                    Luc 10 :1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante- dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui- même devait aller. Il leur dit: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. Partez; voici, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni souliers, et ne saluez personne en chemin. Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord: Que la paix soit sur cette maison! Et s’il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous. Demeurez dans cette maison- là, mangeant et buvant ce qu’on vous donnera; car l’ouvrier mérite son salaire
Galates 6:6 Que celui à qui l’on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne.
1 Timothée 5:18 Car l’Ecriture dit : Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire.

Bible Otswald:
1 Timothée 5:18 Car l’Écriture dit : Tu n’emmuselleras point le bœuf qui foule le grain ; et l’ouvrier est digne de son salaire.

Note : Le mot Grec pour salaire est « misthos » ce qui signifie : Récompense, salaire, œuvre, rétribution ou encore un dû payé pour un travail ou encore une récompense pour le fruit qui résulte naturellement d’un dur travail et de l’effort ou encore des récompenses que Dieu accorde, ou accordera, aux bonnes actions ou efforts.

LE MINISTÈRE EST-IL UN MÉTIER,

UN SALARIÉ ?

Je souhaiterais évoquer par cet article une situation que l’on retrouve malheureusement dans de nombreuses églises locales.Ce qui m’a emmené à l’écrire, c’est une réflexion menée depuis quelques années sur le sujet des ministères (éphésiens 4 :11) comme salariés des églises locales.

Avant toute chose, je souhaite vivement annoncé que je suis pour le soutien financier de ceux qui sont dans le ministère à plein temps et qui apportent une réelle œuvre dans le cœur des croyants.
Dernièrement, dans une église locale actuellement sans berger, du au départ du dernier pasteur en place, il était question de remplacer celui-ci par quelqu’un d’autre issue d’un mouvement évangélique très répandu en France et dans le monde entier. Cette église locale en fait partie. Il à été fait la proposition à l’un des pasteurs de ce mouvement de bien vouloir en prendre la charge de cette assemblée. Ce dernier s’étant présenté à celle-ci un dimanche matin aux fins de se présenter, de s’annoncer et de partager la Parole de Dieu pour la réunion. Grande surprise pour tous les membres, ce pasteur leur a annoncé qu’il ne prendrait pas leur charge. En fait ce qui l’a motivé pour prendre cette décision, c’était la connaissance des moyens financiers de cette assemblée, qui manifestement ne pourrait pas subvenir à son salaire. Cependant, j’ai quand même noté, en terme d’attitude, que ce pasteur ne s’est pourtant pas empêché de leur prêcher la Parole de Dieu. Ce fut un choc pour l’ensemble des croyants.
Bien que le libre choix d’un homme doit être respecté, préservé ainsi que la prise en considération de ses besoins financiers, le salaire peut-il être une condition sinéquanone pour répondre à l’appel de Dieu ? Il n’y a dans la Parole de Dieu aucune part ce genre de condition. Le salaire de l’ouvrier est évoqué certes, mais jamais en tant que condition d’emploi.
Regardons donc ce que nous enseigne le Saint-Esprit à la lumière de la Parole de Dieu, ce qu’elle dit et non pas nos émotions, ni nos besoins ou encore notre législation terrestre.

Soyons assuré, il n’y a pas un seul homme dans la bible que Dieu ait appelé et pour lequel ses besoins n’ont pas été pourvus.

Ephésiens 4 : 11 Et il a donné les uns comme….

Concernant les ministères, considérons avant toute chose le cœur de Dieu et comment Il a établi dans l’esprit leurs conditions de serviteur de Dieu ?
Ce verset d’Ephésiens 4 :11 est très clair et sans ambiguïtés. Déjà au verset 8 il dit : C’est pourquoi il est dit : Étant monté en haut, il a emmené des captifs, Et il a fait des dons aux hommes. on note bien ces termes : «il a donné» et « Il a fait des dons aux hommes.»

Des hommes « donnés » ; « Des dons » !!!! Pas une profession, ni un métier. Les ministères doivent comprendre quand Dieu donne à l’Église un ministère, celui-ci ne s’appartient plus dès le moment où il a répondu favorablement à l’appel de Dieu. il devient en fait prisonnier de Christ

Ephésiens 3:1 A cause de cela, moi Paul, le prisonnier de Christ pour vous païens…

Bien qu’il faille être conscient de l’aspect des besoins financiers d’un homme de Dieu, surtout s’il vit en famille,  « le fait » que Dieu « donne pour », Le ministère appartient à Dieu pour l’Église pour un but et un plan pour lequel Il envoi son serviteur avec ou sans salaire. Le mot « donné » ici, expose la compréhension de notre appartenance au Seigneur en tant que ministère.

Jésus lui même fut « donné » : Jean 3:16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que…….

1Cor 9 :13 De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile. Pour moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et ce n’est pas afin de les réclamer en ma faveur que j’écris ainsi; car j’aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire. Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile! Si je le fais de bon cœur, j’en ai la récompense; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée. Quelle est donc ma récompense? C’est d’offrir gratuitement l’Évangile que j’annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l’Évangile. Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre

Ici l’apôtre Paul manifeste un cœur dans le ministère et expose un service pour Dieu sur la base d’un renoncement de soi. On retrouve donc, cette fondation de la croix dans la vie d’un meneur, d’un prédicateur, d’un homme de Dieu. La révélation de cette base est de nos jours, la PREMIÈRE lacune dans le coeur des serviteurs de Dieu . C’est cette lumière qui manque dans l’Église et dans le coeur de la plupart des serviteurs de Dieu. Je ne parle pas d’une COMPRÉHENSION DE LA CROIX, mais bien d’une RÉVÉLATION qui change nos coeurs et nos pensées en nous conduisant à donner nos vies à Jésus-Christ pour lui ressembler et transmettre son évangile là ou il nous envoi. Dans tous les domaines de la vie chrétienne cette croix doit être présente et dès le moment où l’on s’en éloigne, on commence à dévier. Peut-on donc servir Dieu sans cette base de renoncer à soi-même.

La révélation de la croix, n’est pas uniquement pour traiter le péché, mais aussi pour que nous serviteurs de Dieu, notre chaire ne soit pas un obstacle dans la mission que Dieu nous confie et comme Paul nous puissions dire: J ‘ai combattu le bon combat, j’ ai achevé la course, j ‘ai gardé la foi.

« Malheur a moi si je n’annonce pas l’évangile »

Avec ou sans salaire !!!!

Cette exclamation de Paul est on ne peut plus claire!!

« Si je le fais de bon cœur, j’en ai la récompense» Le faire de bon cœur déclencherait la récompense et non pas l’inverse, du genre : Dis-moi combien je gagnerai et ensuite je ferais le travail ? cette attitude ne peut être contesté pour les gens des monde, mais pour l’appelé de Dieu??!!..
On n’a pas à faire à un employeur, à un PDG, mais au Seigneur de tout l’univers et lorsque Dieu nous appelle et nous envoie, le désir de le servir créé par lui est plus fort que le désir d’une sécurité financière et ce désir nous conduit à le servir en premier lieu sans conditions, et crée aussi la foi en lui pour tout le reste de notre vie.

 » Malheur à moi »  Dis l’Apôtre Paul !!

VIF DU SUJET

Examinons les termes des versets annoncés plus haut:

« Le Seigneur a ordonné » ; « L’ouvrier mérite sa nourriture » « L’ouvrier est digne de son salaire.»

Le St-Esprit relate un fait certain : « le salaire des ouvriers ». Le cœur du Seigneur est de prendre soin de son envoyé. D’ailleurs l’apôtre Paul, même s’il n’use pas de le droit d’avoir un salaire, dit que : « le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile ».
Ce message maintenant s’adresse à l’Eglise. Le St-Esprit communique ainsi le cœur de Jésus et désire que le peuple de Dieu prenne conscience de Sa volonté dans ce domaine et aussi pour les responsabiliser envers les envoyés du Seigneur et ceux qui travaillent au milieu d’eux. Ça a toujours été ainsi, depuis les temps de Moïse, la loi en parlait:

Deutéronome 25:4 Tu n’emmuselleras point le bœuf, quand il foulera le grain.

Comme c’est important pour Dieu que son ouvrier ait une récompense, Il ira jusqu’a canonisé ce que l’apôtre Jacques à manifesté et écrit au sujet de l’état de cœur des croyants autour de lui:

Jacques 5:4 Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées.

Nous notons donc, le côté biblique et spirituel du « salaire des ouvriers », elle est même ordonnée par Dieu. Je sais que ce que vais dire et écrire maintenant, risque de ne pas plaire à certains, mais je ne cherche pas à plaire aux hommes, mais avant tout, de parler au cœur de l’Église et aux cœur des hommes qui la conduit en publiant sa Parole tel qu’elle est pour qu’elle libère de ce qui n’est pas de Lui et aussi afin de permettre que l’Église soit bâtie par son Esprit.

Parlons «Mérite »

Comme nous venons de le voir et si le St-Esprit, relate et atteste que c’est du cœur de Dieu que celui qu’il envoi ait un salaire, il va aussi mettre en exergue la notion de  «mérite, de récompense et de dignité » et on parlera donc d’attitude intérieure, du cœur.
L’accent que je mettrais sur cet article sera donc sur ces mots: « mérite » et « digne de son salaire ». Le sujet n’est donc pas de remettre en question le fait d’avoir un salaire, ce serait d’ailleurs aller contre le désir du Seigneur, mais surtout l’attitude pour le recevoir ou pour le réclamer sans que l’on ait mérité ou que l’on en soit digne de le recevoir.

Pendant des années j’étais à plein temps dans une église locale, salarié  et jeune prédicateur, ayant des besoins à mes débuts dans le ministère, le salaire était important pour moi et ce afin de faire face a mes besoins. C’est pourquoi, dans ce que je vais dire, je ne jugerai pas, car Dieu m’a fait grâce.Donc un revenu était une priorité fixe. Même si l’association qui gérait les affaires terrestres de l’Église, avait peu de revenu, mon salaire était une priorité, jusqu’au jour ou un homme de Dieu, digne de ce nom, portant le ministère d’apôtre m’ait ouvert les yeux pour que je comprenne l’attitude à avoir dans le ministère.
La première chose que j’avais besoin de comprendre c’était l’état de mon cœur face à l’appel de Dieu. La deuxième chose, était que ce salaire que je recevais était issu des offrandes ou des dons numéraires que le peuple de Dieu donnait volontairement à l’église qui eux pour la plupart l’avait mérité en travaillant durement. Il m’était important de prendre conscience de cela, car Je le répète, le salaire était issu des dons volontaires du peuple de Dieu et pour lequel j’avais mission de les conduire selon le coeur de Dieu. Il était donc important que je le mérite en réalisant d’abord les fruits apportés par mon service dans la vie de ces croyants.

« Foulé le grain »

« Mérite et récompense », des mots qui ont tout un sens divin. C’est malheureux de nos jours de voir que le service de Dieu soit géré avant tout par le fait de recevoir un salaire. Je ne fais pas le procès de l’exemple cité plus haut, ni de quiconque d’autre, mais peut-on prétendre réclamer de recevoir un salaire avant même d’avoir « foulé le grain » et d’avoir accompli convenablement le travail pour lequel nous avons été appelé et envoyé à faire?
Peut-on aussi, dans l’Église, parler salaire sans mettre en face le résultat spirituel accompli dans la vie du croyant au travers de celui qui se présente comme « ouvrier avec Dieu » avec eux?  En tous les cas, se pose-t-on la question si l’ouvrier mérite son salaire, sa récompense ? Et aussi peut-on exiger un salaire pour accomplir une mission que Dieu met devant nous ?

Comment qualifier, les hommes de Dieu qui viennent prêcher dans les églises locales, au culte, ou dans séminaire et qui repartent avec les offrandes de l’Église, sans qu’ils aient dans leurs cœurs le moindre intéressement pour savoir par la suite comment va les croyants auxquels ils ont prêchés la parole de Dieu. Fier de leurs séminaires, de leur show et de leurs spectacles le tout au nom de Jésus, laissant derrière eux pasteurs et croyants dans leurs situations bien souvent malheureuse.

Y a-t ‘il « mérite » ? Sont-ils « dignes » d’avoir reçu « un salaire » ?

Je pense que la notion de : « mérite », de : « digne de son salaire » et de « récompense » a perdu son sens et la conscience de beaucoup de « Serviteurs de Dieu » a réellement fait naufrage par rapport à la foi.

« Mérite » ou « digne » de recevoir son salaire dans l’église locale

Dans beaucoup d’Église, il est triste de voir que des pasteurs réellement conscient qu’ils n’apportent plus la vie de l’Esprit dans le cœur des croyants continuent à percevoir un salaire et que ces chrétiens sont de plus en plus religieux qu’autre chose, leurs vies spirituelles se dégradant constamment, beaucoup d’entre eux vivants dans le péché et sans intervention de Dieu dans leurs vies et celle de leurs familles. Pourtant, ils sont tous les dimanches et jours de semaine soumis aux diverses réunions, entendent les sermons divers et variés.
Malgré cette constatation, ceux qui les dirigent continue de percevoir un salaire, pire d’autres en imposant sur le peuple de Dieu des versets bibliques et des principes comme la dîme pour s’assurer que leurs salaires et besoins terrestres soient rencontrés. La notion de « mérite » a-t-elle encore son sens? Je ne parle pas de ceux qui sont embauchés pour accomplir une fonction administrative, comme secrétaire, comptable, un métier quelconque qu’aurait besoin l’organisation associative. Je parle ici des « Ministères », de ceux qui exercent un service envers les enfants de Dieu.
Pour certains pasteurs chaque dimanche est devenu un Calvaire, ils ne savent pas ou plus quoi prêcher, ils sont vide, mais ils ne quitteront jamais la fonction, et ne l’avouera pratiquement jamais au peuple de Dieu, car leur salaire serait en jeu.

L’Église peut elle être l’otage d’un salaire ?

Même si ce pasteur a des besoins, ou des crédits à rembourser. L’église peut-elle en faire les frais quand leur pasteur n’apporte plus grand-chose de la part de Dieu. Pensez-vous que dans ce monde, un employeur garderait un employé parce qu’il a des dettes ou alors il le garderait parce qu’il fournit un travail et des résultats ? Pensez vous qu’une maman ou un papa laisserai son enfant entre les mains d’une nourrice si celle-ci n’apporte plus ce qui est nécessaire?
Il y a des questions fondamentales qui doivent être posée ? Ce pasteur a t’il été envoyé par Dieu ? Si oui, y a-t ‘il encore une fondation dans sa vie et porte-t-il du fruit digne de son appel dans l’Église ? Si non, Pourquoi? A t’il déposé sa croix ? Autant de question qui se doit d’être répondue.

La notion d’avoir « son salaire » ne peut priorisée. La solution n’est certainement pas d’abandonner son poste, mais Comment faire et que doit-il se passer ?
Avant toutes choses prendre conscience de la situation et se repentir. Il y a des choses qui doivent revenir et comprises dans l’Église de Jésus-Christ : « l’appel de Dieu » et « le message de la croix ». Ces deux points ne peuvent absolument pas se légaliser ou se conditionner. Quand Dieu appelle quelqu’un, Il est absolument conscient de tout ce que cela implique. A chaque fois que Dieu a envoyé quelqu’un, il a aussi préparé sur sa route des gens pour le soutenir et subvenir à ses besoins.

Exemple :

1Rois 17 : 2 Et la parole de l ‘Éternel fut adressée à Élie, en ces mots: Pars d’ici, dirige- toi vers l’orient, et cache- toi près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain. Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là. Il partit et fit selon la parole de l’Éternel, et il alla s’établir près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain. Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, et du pain et de la viande le soir, et il buvait de l’eau du torrent. Mais au bout d’un certain temps le torrent fut à sec, car il n’était point tombé de pluie dans le pays. Alors la parole de l ‘Éternel lui fut adressée en ces mots: Lève- toi, va à Sarepta, qui appartient à Sidon, et demeure là. Voici, j’ y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir. Il se leva, et il alla à Sarepta

Et l’apôtre Paul :

Philippiens 4:12 Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette.

13 Je puis tout par celui qui me fortifie.

Je parle d’attitude, d’état de cœur devant le Seigneur et son peuple. Il n’y a aucune contradiction devant le Seigneur pour que celui qui « moissonne les champs » et qui « foule le grain » reçoive une récompense. C’est d’ailleurs frustrant pour ceux qui l’ont fait et dont le peuple de Dieu n’a pas pris cas du travail accompli au milieu d’eux et dans leurs vies. L’apôtre Jacques dit même que cette frustration et le cri des moissonneurs sont montés devant le Seigneur des armées.

Jacques 5:4 Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées.

Approfondissions cette notion de mérite

Que dit encore l’apôtre Paul :

1 Cor 9 : 9 Car il est écrit dans la loi de Moïse : Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain. Dieu se met–il en peine des bœufs, 10 ou parle–t–il uniquement à cause de nous ? Oui, c’est à cause de nous qu’il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l’espérance d’y avoir part.11 Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est–ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels.12 Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, n’est–ce pas plutôt à nous d’en jouir ? Mais nous n’avons point usé de ce droit ; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Évangile de Christ.13 Ne savez–vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ?14 De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile.15 Pour moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et ce n’est pas afin de les réclamer en ma faveur que j’écris ainsi ; car j’aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire.

Les expressions de l’apôtre Paul expriment clairement la volonté du Seigneur. Des attitudes de foi et des conditions sont mentionnées :

1 – celui qui laboure doit labourer avec espérance ; celui qui foule le grain fouler avec l’espérance

2 – nous n’avons point usé de ce droit

3 – Ne pas les réclamer en ma faveur

Et la condition,

Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels

SI…….SI……SI……. !!!!!! C’est une notion d’avoir accompli et apporté ce que Dieu nous a demandé d’accomplir. « Si donc nous avons semé dans vos vies des biens spirituels » dit l’apôtre Paul et non pas si nous avons fait ce que nous voulons!!

est-ce une grosse affaire de profiter de vos biens temporels ? Comprenez donc dit il au peuple de Dieu !!!! :

« Ne savez–vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ? »

Y a t’il une seule place dans la bible ou le salaire est mentionnée comme une condition pour servir Dieu. Comment se fait-il que cette notion « d’user de son droit » comme chez les incroyants, soit dans l’Eglise d’aujourd’hui et prime sur « la récompense », sur « la dignité » de recevoir quelque chose parce que le peuple de Dieu grandit, qu’il est bien, qu’il avance sous notre ministère et qu’il donne de son argent parce qu’il en est reconnaissant et que son cœur a été changé pour servir Dieu. Alléluia !!!!!

Comment la cupidité gagne t’elle du terrain dans l’Eglise d’aujourd’hui, L’Eglise est devenu un repaire de faux docteurs, de faux serviteurs de Dieu qui comme Balaam tronque le service de Dieu pour des sous.

Cette cupidité gouverne les églises locales, les hommes de Dieu et les croyants tout simplement parce qu’en face d’elle, il n’y a pas de vrais serviteurs de Dieu, portant et prêchant la croix qui confronte les œuvres de la chair, des hommes de Dieu qui ont pour fondation le renoncement à eux-mêmes, et prêchant le vrai évangile qui mettra un terme à l’œuvre de la cupidité.

Cette même cupidité gagne du terrain, car personne ne parle plus dans la vie des serviteurs de Dieu, ils sont devenus indépendants, solitaire ou seul dirigeant d’une œuvre évangélique. Le cœur apostolique du temps des actes, nous décrit des hommes qui sont concernés par les serviteurs de Dieu, veillant les uns sur les autres, sur leurs doctrines et sur leurs vies.

Si nous voulons être des prédicateurs efficace et transmettre la puissance de l’évangile, nous devons être animé d’une passion qui élimine tout autre intérêt.

L’apôtre Paul veillait à cela dans la vie de Timothée, de Tite, de Pierre. Un envoyé du Seigneur, un homme de Dieu n’est pas anxieux de ce qu’il va avoir ou pas comme salaire. Il est avant tout concerné par l’Eglise, sa vie passe après.

2 Corinthiens 11:28 Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les églises.
1 Timothée 6 :6 C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement; car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter; si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques- uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux- mêmes dans bien des tourments
1Cor 9 : 12 Mais nous n’avons point usé de ce droit ; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Evangile de Christ.

Continuons à approfondir.

SERVIR DIEU SANS USER

DE SES DROITS

1 Cor 9 : 9 Car il est écrit dans la loi de Moïse : Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain. Dieu se met–il en peine des bœufs.

C’est le cœur du Seigneur. Lequel ? Que son serviteur puisse avoir au minimum de quoi se nourrir. Ceci est sa promesse.  Cette espérance est la l’élément qui rassure que Dieu nous appelle. Il est évident que Notre Seigneur ne se limite pas seulement à nous donner à manger et qu’il peut nous donner davantage et au delà même de ce que nous espérons, mais la base est déjà de nous nourrir. Sa Parole ici veut encourager le peuple de Dieu

Verset 10 ou parle–t–il uniquement à cause de nous ? Oui, c’est à cause de nous qu’il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l’espérance d’y avoir part.

Labourer ou fouler le grain avec l’espérance d’y avoir part. Cette attitude doit régner et animer dans le cœur d’un serviteur de Dieu.

verset 11 Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est–ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels.12 Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, n’est–ce pas plutôt à nous d’en jouir ? Mais nous n’avons point usé de ce droit ; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Evangile de Christ. 13 Ne savez–vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ?

Dieu veut déposer dans le cœur du peuple de Dieu une légitimité envers les serviteurs de Dieu. Tout ouvrier qui fait son travail convenablement mérite salaire.

Cependant Paul souligne l’attitude du serviteur de Dieu qui avant tout est de ne point usé de ce droit dans un seul but de ne pas faire d’obstacle a l’évangile. Quand dans les Eglises, la motivation de pousser le peuple de Dieu à donner les offrandes dans le seul but de rencontrer les besoins sans mettre en avant l’ouvre de Dieu que l’on doit porter dans les cœurs, cette attitude est un obstacle à l’Evangile.

Verset 14 De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile.15 Pour moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et ce n’est pas afin de les réclamer en ma faveur que j’écris ainsi ; car j’aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire.

L’attitude de l’apôtre Paul est citée en exemple quand il dit :

Pour moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et ce n’est pas afin de les réclamer en ma faveur 

Je ne veux pas juger cette attitude que l’on retrouve généralement dans les églises locales ou les pasteurs savent qu’ils n’apportent plus rien aux croyants. Ils savent et voient dans la vie des chrétiens le résultat de ce qu’ils prêchent et apportent en tant que serviteurs de Dieu.Bien que conscient du besoin financier qui doit être rencontré par un salaire.

La croissance du chrétien peut-elle être l’otage de ce besoin ?

Est-ce le cœur du Seigneur; pour le salaire d’un de ses ouvriers crucifiera-t-il son Eglise ?N’est-il pas temps d’entendre la voix de Dieu et de se remettre en question ainsi que son appel dans nos vies ?

DES PROPHETIES CLAIRES

Ezékiel 34:2 Fils de l’homme, prophétise contre les pasteurs d’Israël ! Prophétise, et dis–leur, aux pasteurs : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Malheur aux pasteurs d’Israël, qui se paissaient eux–mêmes ! Les pasteurs ne devaient–ils pas paître le troupeau ? 3 Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus avec la laine, vous avez tué ce qui était gras, vous n’avez point fait paître les brebis.4 Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, guéri celle qui était malade, pansé celle qui était blessée ; vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue ; mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté.5 Elles se sont dispersées, parce qu’elles n’avaient point de pasteur ; elles sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, elles se sont dispersées.6 Mon troupeau est errant sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées, mon troupeau est dispersé sur toute la face du pays ; nul n’en prend souci, nul ne le cherche.

 

L’Eglise est une affaire sérieuse et s’il y a une chose qui concerne le Seigneur, ce sont ses brebis avant tout et bien sûr que son ouvrier ait son besoin rencontré et qu’il soit récompenser si toutefois, son peuple est conduit dans de verts pâturages pour qu’il soit nourri convenablement.

Que faut-il faire ?

Comme dit plus haut, prendre conscience et se repentir. Ensuite s’humilier et se faire aider pour que soit mis en lumière ce qui manque dans votre vie spirituelle non pour vous juger, mais pour grandir et retrouver un vrai service dans le Seigneur.

Pour un salaire, nombreux sont les pasteurs qui refusent la vérité, cette vérité. ils utilisent la prédication de la dîme qui en est le moteur de l’activité financière de certaines églises locales, de certains mouvements évangéliques. D’autres utilisent les artifices du monde et des techniques imposant au peuple de Dieu un système régulier de financement qui remplace la foi et pour en faire toujours de plus en plus et qui profite au succès.

Une attitude mondaine est à la base:

Le grandiose et la réussite !!!! Toujours plus et être vu !!!!

C’est l’évangile jackpot qui a fait naître des besoins et des attitudes qui ne sont pas saines au sein de l’Eglise.

« Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus avec la laine »

Il y a aussi :  le plein temps. Tous les ministères ont-ils besoin de l’être ? Travailler et servir Dieu, c’est très compatible et en fait cela fait prendre conscience de ce que c’est la vie sur cette terre et éviterait à nombreux serviteurs de Dieu de juger des croyants dans les tâches quotidiennes de la vie. Si toutefois, une oeuvre grossissait et nécessité des ouvriers a plein temps, c’est bien sur la solution idéale, mais que les fruits en soient abondants.

L’appel de Dieu n’est pas un métier, ni une profession, ni un employé d’entreprise!! C’est un Serviteur de Dieu!!

Apocalypse 2 : 14 Mais j’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam
1tim 6 : 8 si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux
Luc 9 : 3 Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades. Ne prenez rien pour le voyage, leur dit- il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n’ayez pas deux tuniques. Dans quelque maison que vous entriez, restez- y; et c’est de là que vous partirez. Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux. Ils partirent, et ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons
Luc 10 :1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante- dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui- même devait aller. Il leur dit: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. Partez; voici, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni souliers, et ne saluez personne en chemin. Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord: Que la paix soit sur cette maison! Et s’il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous. Demeurez dans cette maison- là, mangeant et buvant ce qu’on vous donnera; car l’ouvrier mérite son salaire

Conclusion

Un retour, à la croix est nécessaire et urgent et à la prédication apostolique.Si nous voulons être des prédicateurs efficaces et transmettre la puissance de l’évangile pour voir des vies être bouleversées et transformées, nous devons être animés d’une passion qui élimine tous autres intérêts personnels.

A propos jnpa

Donné ma vie a Jésus depuis Juin 1982
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